1 mars 2009
Cette espace éditorial intitulé Impératif Présent s’ouvre
sur un vers de Maurice Regnaut extrait de LBLBL
et avec un très court texte en exergue, Notre
temps conjugué.
Il se voudrait un lieu où
les voix de poètes s’élèvent contre, tout contre.
Faire entendre des voix de
poètes dans un écho qui résonne face aux affres de notre présent
et dans l’esprit que suggère l’en-tête de cette page
est un projet simple et orgueilleux.
Simple ! Dans cette
proposition d’éditer dans ce cahier d’Incertain Regard de la poésie
qui n’aurait pour désir premier que d’exprimer par
le poème, ce qui se met en travers du chemin de l’homme. Ces rigueurs et
ces difficultés qui s’imposent à nous face à notre liberté humaine et que
beaucoup dans le monde d’aujourd’hui éprouvent
comme injustes ou nées de motivations fallacieuses.
Et qui malgré tout,
persistent, perdurent, s’aggravent.
Orgueilleux ?
Peut-être dans cet élan qui ne peut opposer au fracas de systèmes immenses
que la modeste voix humaine - rien -
que cette parole d’hommes et de femmes vivants.
Parler (écrire) est un
bien inaliénable. Et en-notre-temps-compté comment ne
pourrait-on pas
- au moins ! -
prendre parole pour dire à haute-voix-écrite notre rejet de
certaines logiques qui conduisent le monde vers un lieu probablement
funeste, assurément plus difficile et où la
considération pour l’homme ne cesse de s’altérer et de s’amenuiser de jour
en jour.
Le monde appartient
d’abord à tous les êtres vivants qui y vivent, y respirent, s’y nourrissent
et s’y désaltèrent. Si nous ne
pouvons changer en actes les dérives de son évolution, exprimons
au moins notre désaccord, notre
refus… et ne nous en privons pas, car l’existence
se mesure à l’aune de notre expression au monde.
C’est bien là un des
rôles du Poète ?
Les propositions pour ce
collectif peuvent parvenir à la revue par courriel.
Hervé Martin